L'EMDR
Qu’est-ce que l’EMDR ?
EMDR (acronyme anglais de Eye Movement Desensitization and Reprocessing).
L’EMDR est approche thérapeutique qui s’est développée aux Etats-Unis à la fin des années 80 et dont l’efficacité est maintenant reconnue en France par la Haute Autorité de Santé (2007), recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (2013), et validée par l’Inserm depuis 2004.
L’EMDR est principalement reconnue comme un traitement de choix pour le trouble de stress post-traumatique (PTSD) ; mais la thérapie s’adresse également à des patients présentant divers troubles tels que : des troubles anxieux, une dépression, des phobies, des troubles du comportement alimentaire, un deuil, voire des problématiques plus larges, comme un travail sur l’estime de soi, des difficultés d’engagement, une volonté d’affirmation, un problème d’insécurité…
Fonctionnement de l’EMDR
Nous sommes tous équipé d’un système cérébral capable de traiter les informations reçues. Lorsque tout se passe bien, les informations sont correctement digérés par le cerveau et peuvent devenir des souvenirs.
Cependant, il arrive parfois que ce système de traitement adaptatif de l’information soit débordé par une surcharge émotionnelle, et se bloque. Cela peut être le cas lorsque nous vivons une expérience compliquée ou douloureuse (séparations, enfance perturbée, deuils, difficultés professionnelles, difficultés d’affirmation de soi, etc.) ou un traumatisme psychique (violences psychologiques ou physiques, accidents, maladies graves, catastrophes naturelles, guerres, attentat, etc.).
Ces expériences bloquées, non digérées par le cerveau, vont conditionner certaines de nos croyances sur nous-même et les autres et influer sur notre vision du monde.
Objectifs de la thérapie EMDR
L’objectif de l’EMDR est d’aider le cerveau à reprendre son travail, c’est-à-dire de digérer l’expérience douloureuse ou le souvenir traumatique, afin de l’intégrer de façon adaptative, et se libérer de la charge émotionnelle qui n’est plus adaptée au moment présent.
Ainsi, à travers le processus thérapeutique, l’individu en vient à être capable d’évoquer le souvenir traumatique/l’expérience difficile, sans que cela n’entraîne des émotions intenses ou des perturbations chez lui. Le souvenir devient en quelque sorte dénué de son intensité.